Pour les entrepreneurs sociaux, il existe l’association « La France s’engage » et la Fondation de France. Elles soutiennent des projets qui répondent à des enjeux sociétaux tels que l’intégration des migrants, la prise en charge des personnes âgées, le logement social et l’éducation périurbaine. Les subventions varient de 20 000 € à 200 000 €, et comprennent un accompagnement personnalisé. Contrairement aux subventions aux entreprises, l’impact social prime sur le retour sur investissement financier. Vous devrez fournir un plan de mesure de cet impact (par exemple : « Combien de personnes ont trouvé un emploi grâce à notre formation ? »). Les candidatures sont acceptées deux fois par an ; la sélection est compétitive, mais si votre idée apporte un réel bénéfice, vos chances sont élevées.
N’oubliez pas les aides régionales et locales. Par exemple, la région Île-de-France (Paris et sa région) propose des subventions allant jusqu’à 50 000 € pour les projets innovants via l’Aide au développement des projets innovants. Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon) propose le Pack Ambition aux jeunes entreprises. La ville de Nice octroie jusqu’à 10 000 € aux startups hébergées dans son incubateur. Pour plus d’informations, consultez les sites web des agences régionales et métropolitaines d’aides aux entreprises. France Subventions est un service très utile : il centralise toutes les aides publiques et privées et permet de filtrer par région et secteur d’activité.
Comment augmenter vos chances d’obtenir une subvention ? Premièrement, expliquez clairement pourquoi vous avez besoin du financement. Ne dites pas simplement « pour du développement », mais plutôt « pour embaucher deux développeurs pendant six mois afin de créer une application mobile dotée de la fonctionnalité X ». Deuxièmement, démontrez que vous avez déjà investi du temps et de l’argent : l’État n’apprécie pas de financer des projets sans substance. Troisièmement, trouvez un partenaire ayant déjà obtenu une subvention et demandez-lui d’examiner son dossier (le réseautage est très efficace en France). Quatrièmement, ne vous découragez pas après un refus. La plupart des demandes acceptées sont soumises à la deuxième ou troisième tentative, simplement en tenant compte des retours d’experts.
Et surtout, n’ayez pas peur de la bureaucratie. Certes, l’administration française est réputée pour ses lourdeurs administratives, mais de nombreuses démarches sont désormais effectuées en ligne. S’inscrire sur le site de Bpifrance, remplir le formulaire et soumettre un modèle financier : tout cela peut se faire en un week-end. En cas de doute, des consultants gratuits sont disponibles auprès de France Initiative ou de la CCI France (Chambre de Commerce et d’Industrie). Ils peuvent vous aider à remplir vos demandes, examiner votre plan d’affaires et même vous fournir une lettre de recommandation.
